Quelles villes acceptent les tiny houses ?

Question qu’on me pose tout le temps : “Donnez-moi la liste des villes où les tiny houses sont acceptées.” J’aimerais ! En France, il n’existe pas de liste nationale fiable. L’acceptation se joue commune par commune, au niveau du PLU (plan local d’urbanisme) et, parfois, de zones spécifiques appelées STECAL (secteurs “pastillés”) où l’habitat léger est explicitement autorisé. Autrement dit : ce n’est pas “Paris vs. Lyon”, mais votre mairie… et son règlement.
Ce qui fait qu’une ville “accepte” (ou non) les tiny houses
- Le PLU : s’il autorise les résidences démontables (tiny house sur roues) dans certaines zones, c’est bien parti. Sans mention claire, l’implantation permanente est généralement refusée.
- Les STECAL (“pastilles”) : certaines communes créent des secteurs dédiés aux habitats légers réversibles (tiny house, yourtes, roulottes). C’est aujourd’hui le levier le plus concret pour s’installer légalement hors des zones strictement constructibles.
- Le cadre d’accueil : campings et PRL (parcs résidentiels de loisirs) acceptent souvent des tiny houses à l’année (ou en longue durée), ce qui contourne la rareté du foncier prêt à accueillir du léger.
Exemples récents de ville qui acceptent les tiny houses
- Grands-Champ (Morbihan) : lotissement de micromaisons sur roues sur l’emprise d’un ancien camping ; projet accompagné pour loger à loyers modérés. Ça montre qu’une commune peut ouvrir la porte quand elle le décide et que le cadre est solide.
- Cartes collaboratives / réseaux : des associations comme Hameaux Légers recensent des communes ouvertes ou “susceptibles d’accepter” et accompagnent les dossiers avec les élus. Ce n’est pas une garantie, mais un radar utile.
Attention : les sites privés ou blogs listent parfois des “villes qui acceptent”. Prenez-les comme pistes, pas comme preuve. Le PLU et un écrit de la mairie restent la seule base fiable.
Où chercher une ville qui accepte les tiny houses ?
Demandez au service urbanisme : “Le PLU prévoit-il des STECAL ouverts aux habitats légers ?” S’il y en a, demandez le règlement de la zone (emprise, nombre d’unités, réseaux, sécurité).
Beaucoup de territoires acceptent les tiny houses dans un cadre touristique ou résidentiel géré (emplacement, raccordements, règles claires). Pratique pour vivre tiny house légalement sans attendre une révision du PLU.
Les cartes participatives (ex. Petit Lopin / Hameaux Légers) pointent des communes déjà sensibilisées. C’est un bon point de départ pour cibler vos prises de contact.
Mail à la mairie avec plan d’implantation, surface/emprise, durée d’occupation, et solution d’assainissement (raccord, micro-station). Sans ces éléments, on reste dans le flou.

- Communes rurales / périurbaines : plus souples si le projet n’artificialise pas et s’intègre (habitat réversible, réseaux maîtrisés). Certaines utilisent le tiny pour répondre à des besoins locaux (logements abordables, revitalisation).
- Grandes villes : possible sur terrain privé constructible (DP (déclaration préalable) / PC (permis de construire) selon taille et secteur). En revanche, installer une tiny house sur terrain non constructible en intra-muros reste quasi impossible hors dispositifs très spécifiques.
- “Tiny house sur roues = pas de règle ?” Non. Stationner plus de 3 mois/an sur un même terrain déclenche des démarches (au minimum déclaration), et hors zones prévues, ce sera refusé.
- “Une commune peut-elle créer une zone pour tiny house ?” Oui, via un STECAL dans le PLU, avec des conditions précises (densité, réseaux, sécurité).
- “Existe-t-il une base officielle des villes “OK tiny house” ?” Non. D’où l’intérêt des cartes collaboratives et d’un contact direct avec l’urbanisme.
Plutôt qu’une “liste de villes”, cherchez des cadres :
- PLU et STECAL favorables à l’habitat léger,
- campings/PRL qui acceptent l’année,
- communes déjà accompagnées par des réseaux dédiés.
L’acceptation se joue localement, au cas par cas avec un dossier propre (plan, emprise, durée, assainissement) et un accord écrit.
Découvrez quels sont les avantages de vivre dans une tiny house et s'il est possible de louer une tiny house sur nos articles dédiés.
- Ciblez 3 communes où vous aimeriez vivre ; demandez par mail : “Votre PLU autorise-t-il des résidences démontables (tiny house) ? Avez-vous des STECAL ouverts ?”
- Repérez un camping/PRL qui prend des tiny houses à l’année dans le secteur.
- Parcourez la carte collaborative pour identifier des territoires déjà sensibilisés.
En procédant ainsi, vous remplacez le “où est-ce possible ?” par un “où c’est possible pour moi, ici et maintenant” avec des règles claires et une installation sereine.
















