Quelle est la différence entre un produit artisanal et un produit fait maison ?

Vous hésitez devant deux étiquettes : “artisanal” d’un côté, “fait maison” de l’autre. Ça a l’air proche… mais ce n’est pas exactement la même chose. Voici la différence — utile, concrète — pour acheter en confiance.
“Fait maison” : cuisiné (ou transformé) sur place, par celui qui vous sert
Dans la restauration, la mention fait maison signifie que le plat est préparé sur place, à partir de produits bruts (avec une courte liste d’ingrédients “autorisés” pour des raisons pratiques, comme le pain ou certains condiments). C’est encadré par la loi et un logo officiel existe pour l’afficher sur la carte.
À retenir : “fait maison” vous parle du lieu et du mode de préparation du plat servi (sur place, à partir de produits crus). Ce n’est pas un label de qualité absolue, mais un engagement de transparence.
“Artisanal” : un métier, une entreprise, un savoir-faire déclaré
Le terme artisanal renvoie au statut de l’entreprise et à un métier exercé par un artisan (inscrit au registre des métiers / RNE, avec qualification ou expérience reconnue). L’usage du mot “artisan / artisanal” est encadré et contrôlé par l’État (DGCCRF, Chambres de métiers). Certaines appellations (“artisan”, “maître artisan”) obéissent à des critères précis.
À retenir : “artisanal” vous parle du statut et du savoir-faire du producteur (boulanger, fromager, coutelier, savonnier…), pas seulement du lieu de fabrication d’un plat à l’instant T.
- Fait maison = “Je l’ai cuisiné ici, à partir de produits crus.” (logique assiette / lieu).
- Artisanal = “Je suis un artisan déclaré, je fabrique selon un métier reconnu.” (logique producteur / statut).
On peut très bien manger un plat fait maison dans un restaurant non artisanal (au sens juridique), et acheter un produit artisanal (pain, fromage, savon…) sans que ce soit “fait maison” au sens de la restauration.

Les cas où l’on se trompe souvent entre artisanal et fait maison
- Vente à emporter “fait maison” : possible si la cuisine est faite sur le lieu de travail à partir de produits bruts ; la règle reste la même que pour la salle.
- Boulanger “artisanal” : c’est d’abord un statut (inscription, savoir-faire, fabrication chez lui), contrôlé et valorisé par les Chambres de métiers ; l’appellation n’est pas libre.
- “Made in France” ≠ artisanal : “Fabriqué en France” suit d’autres critères (dernière transformation substantielle, etc.) ; rien n’empêche qu’un produit soit artisanal et français, mais ce sont des notions différentes.
- Vous êtes au restaurant ?
Cherchez le logo “fait maison” sur la carte, et vérifiez quelles lignes sont concernées (toutes, ou seulement certains plats).
- Vous achetez un produit (pain, fromage, bougie, savon…) ?
Regardez si le producteur se présente comme artisan, s’il est identifié (nom, adresse, atelier), et s’il explique son processus. Les mentions “artisan / maître artisan” sont réglementées.
- Vous doutez ?
Posez la question simple : “Où est-ce préparé ? Par qui ? Avec quoi ?” Un professionnel à l’aise avec ces termes vous répondra clairement.
- Meilleur choix : vous savez si vous payez une cuisine sur place (fait maison) ou un savoir-faire déclaré (artisanal)… ou les deux.
- Budget cohérent : on compare ce qui est comparable (plat “cuisiné ici” vs plat standard, produit d’atelier vs industriel).
- Confiance : vous reliez la promesse marketing à un cadre réel (loi / statut).
- Fait maison = promesse de préparation sur place à partir de produits bruts (restauration, logo officiel).
- Artisanal = promesse de métier et de statut (entreprise inscrite, savoir-faire contrôlé).
Appliquez la règle du pouce : assiette → “fait maison”, atelier → “artisanal”. Et quand un produit cumule les deux (ex. un traiteur artisan qui cuisine sur place), c’est gagnant : vous achetez à la fois un geste et un métier.
Cette semaine, testez-le : au resto, repérez le logo “fait maison” ; chez un commerçant, demandez s’il est artisan (et depuis quand). Deux questions, pas d’embarras et des achats qui ont plus de sens.














